Saison 2011/2012
Decembre
- Le pays de Galles et la France, qui ne s’étaient jamais croisés en phase finale de Coupe du monde, s’étaient affrontés à 88 reprises avant de se retrouver samedi à l’Eden Park. Le bilan était très légèrement favorable aux Diables rouges, avec 43 victoires pour 42 revers et trois matchs nuls. Sur les treize dernières rencontres, les Bleus en avaient remporté dix.
- La France disputait sa sixième demi-finale de Coupe du monde de son histoire, la cinquième consécutive, égalant ainsi le record de la Nouvelle-Zélande. Elle en avait gagné deux pour trois défaites. Les Gallois jouaient eux leur deuxième après celle de 1987 lors de la toute première édition de la compétition. Ils s’étaient inclinés contre les All Blacks, futurs vainqueurs du tournoi.
Jeu et joueurs
Le jeu
Les Bleus en finale. Pour la troisième fois de leur histoire après celles disputées en 1987 et en 1999, ils atteignent l’ultime stade de la compétition. Mais cette qualification est assortie d’un goût amer. Vaincu à deux reprises lors de la phase de poules, surclassé dans tous les compartiments du jeu par des Gallois pourtant réduits à quatorze après une petite vingtaine de minutes de jeu, le XV de France ne méritait certainement pas un tel sort. A la stricte lecture du résultat, l’essentiel est là, il sera de la grande messe de dimanche prochain sur la pelouse de l’Eden Park. Mais pour espérer rivaliser face aux Néo-Zélandais ou aux Australiens, suivant le résultat de la seconde demi-finale, les hommes de Marc Lièvremont devront faire tout l’inverse ce qu’ils ont produit contre les Diables rouges. Dépassés dans l’engagement, multipliant les approximations et les erreurs individuelles, pas assez solides sur les phases de conquête, ils sont passés à côté de leur sujet. Sauf qu’ils ont bénéficié d’une réussite inouïe pour se faufiler par un trou de souris.
Les circonstances leur ont une nouvelle fois été favorables, avec l’expulsion précoce de Sam Warbuton, fer de lance des Gallois et âme de cette équipe. Les Bleus ont aussi profité de la défaillance énorme du XV du Poireau au pied, avec quatre échecs en cinq tentatives, soit onze points abandonnés dans l’exercice. Dominés dans la possession (59%-41%) et dans l’occupation (60%-40%), les partenaires de Thierry Dusautoir ont souffert le martyr durant toute la rencontre. Ils n’ont jamais réussi à trouver la parade face aux vagues galloises et ont affiché des limites criantes dans leur expression offensive. Après avoir pris l’avantage au score à la pause (6-3), ils se sont contentés de gérer au retour des vestiaires mais sans maîtrise du tempo et de leur jeu. A la peine sur le plan physique, ils ont craqué au fil du deuxième acte et ont dû résister pendant une trentaine de temps de jeu dans les derniers instants de la partie pour finalement s’imposer. Les équipiers de Shane Williams pourront nourrir des regrets éternels. Les Français prolongent eux l’aventure pour une semaine supplémentaire. Ils ne sont plus qu’à une marche de décrocher le trophée William Webb-Ellis, ce qui serait une première.
Les Gallois
Plus jeune capitaine de l’histoire de la Coupe du monde alors qu’il est âgé d’à peine 23 ans, loué depuis le début du tournoi pour ses qualités sur le terrain comme en dehors, Sam WARBURTON a été le héros malheureux de la rencontre. Il a bêtement pénalisé son équipe en plein cœur de la première période en écopant d’un carton rouge logique pour un plaquage extrêmement dangereux sur Vincent Clerc. Il était pourtant parfaitement entré dans la rencontre, en avançant sur chaque impact. Il a ensuite manqué cruellement son équipe, que ce soit numériquement ou dans l’état d’esprit. Au four et au moulin comme à son habitude depuis le début de la compétition, Jamie ROBERTS a été fidèle à sa réputation lors de ce match. Salué comme le meilleur centre de la Coupe du monde par Marc Lièvremont, il a fait mal aux Français à chaque fois qu’il a été servi lancé. Il s’est envoyé en défense et s’est même mué en troisième ligne aile sur certaines mêlées fermées pour pallier l’absence sur ces phases de jeu de Warburton. Excellent dans ce tournoi, révélation en Nouvelle-Zélande ces dernières semaines, le jeune Toby FALETAU, troisième ligne d’origine tonguienne, a réalisé une nouvelle prestation hors normes. Il a transpercé le premier rideau défensif des Bleus à de nombreuses reprises et a sorti quelques gros plaquages de sa besace.
Luke CHARTERIS a rendu une copie extrêmement propre en deuxième ligne. Très présent dans tous les secteurs, il a énormément apporté à son équipe. Futur Bayonnais, lui qui découvrira le Top 14 après le Mondial, Mike PHILLIPS a sorti une grosse prestation. Il a fluidifié le jeu des Diables rouges, il n’a cessé de dynamiser les offensives et a montré toute sa classe dans le jeu, avec un essai plein de talent et de malice. Son compère à la charnière est lui passé complètement à côté de son sujet. Titularisé pour la première fois de la compétition à l’ouverture, James HOOK, entré dans le XV pour remplacer un Rhys Priestland touché à une épaule, a réalisé dix bonnes premières minutes avant de plonger dans tous les compartiments. En panne de réussite face aux poteaux, mal inspiré dans ses choix, il a trahi la confiance du staff. Il a été remplacé dès le début de la seconde période par Stephen JONES. Joueur le plus capé de son pays, il a remis de l’ordre dans la maison.
Les Français
Toujours aussi présent dans tous les secteurs, Julien BONNAIRE a poursuivi sur sa lancée. Auteur d’une Coupe du monde de très haut niveau, le Clermontois a encore porté le XV de France sur ses épaules. Impeccable en touche, solide en défense, il s’est même permis une petite facétie avec un coup de pied parfaitement tapé pour obtenir une touché très importante à un moment où les Bleus avaient la tête au fond du seau. Un gros match encore pour lui, élu homme du match. A ses côtés, Thierry DUSAUTOIR a été l’un des seuls éléments à surnager. Toujours aussi important sur le plan défensif, où il a le don de faire reculer ses adversaires à chaque contact, il a aussi gagné des mètres précieux balle en main pour mettre son équipe dans le bon sens. Titularisé pour la quatrième fois consécutive au poste de demi d’ouverture, un rôle qu’il n’avait plus pratiqué depuis ses débuts à Bourgoin, Morgan PARRA s’affirme peu à peu dans le costume de numéro dix. De plus en plus à l’aise pour mener sa ligne de trois-quarts, en confiance dans son jeu au pied, dans un domaine où il a été essentiel pour une équipe en panne avec cette arme. Il a aussi transpercé le premier rideau gallois à plusieurs reprises, même s’il a souvent manqué de soutien pour aller au bout de ses intentions. Il s’est également illustré par quelques gros plaquages. Il monte néanmoins en puissance dans ce Mondial et a réalisé sa prestation la plus aboutie depuis l’entame du tournoi.
Dimitri YACHVILI a lui alterné le bon et le très médiocre. Il est passé par tous les états dans cette rencontre. S’il a pesé sur le jeu des Bleus par quelques fulgurances, il a traîné sa peine durant la majeure partie de la rencontre sur la pelouse de l’Eden Park. Il a enchaîné les mauvais choix et les approximations techniques. William SERVAT a rendu une bonne copie au talon. Parfait sur ses lancers en touche, le Toulousain s’est montré efficace avec le cuir dans les pognes. Il a mis le feu chez les Gallois sur quelques-unes de ses accélérations et a encore démontré que sa mobilité était un atout important. Sans fioritures et sans briller outre mesure, Alexis PALISSON a bien négocié ce qu’il a eu à faire tout au long de la rencontre. Maxime MEDARD a lui préféré le jeu au pied et les chandelles plutôt que les relances osées. Un pragmatisme inhabituel chez lui, qui a joué contre nature samedi.


La Société MEP à Villeneuve les Bouloc recherche un magasinier cariste (Caces ) prendre contact avec Me Costes au 05 62 75 23 04.
Le 19-05-2012
Cadets A 1/4 de finale MP : GS vs Montrejeau : 47 - 6
Le 19-05-2012
Cadets A 1/4 de finale Midi Pyrénées : GS vs Montrejeau à 15h terrain Jean Marie Fages